La Petite Insomnie

Création 2005

"C’est ma troisième nuit d’insomnie. Je m’endors, mais je me réveille au bout d’une heure comme si j’avais posé ma tête dans un mauvais trou.

Je suis sur le plateau d’un théâtre où pour une raison inconnue je dois mettre en scène La Thébaïde de Jean Racine. Je ne dispose que de deux comédiennes pour dix personnages. Nous répétons perpétuellement la même scène. Les comédiennes et les personnages se confondent; Antigone me téléphone, sa voiture est en panne. Je suis complètement réveillé, j’ai le sentiment de n’avoir dormi que sous une peau mince. Retour sur un plateau, les vers de Racine me hantent; je voudrais m’en défaire mais ses personnages me reviennent sans cesse. Je suis un enfant qui pleure. Je me retrouve devant la nécessité de travailler à m’endormir et je me sens rejeté par le sommeil. Des personnages de mes anciens spectacles surgissent et me demandent de repartir en tournée. Pourquoi les oublie-t-on?"

La mise en scène de La Petite Insomnie s’approche au plus près de l’activité même du rêve, comme une plongée à l’intérieur de la boîte crânienne. La logique linéaire du récit se trouve alors déstructurée par les puissances étranges du rêve. A l’entremêlement des récits répond le croisement des formes: le jeu des comédiens, la vidéo, la musique, la marionnette, l’acrobatie, la langue des signes, dans un mélange indiscernable de réalité et de fiction.

Conçu pour les salles de théâtre, ce spectacle a été créé en écho à l'intervention urbaine le Collecteur de rêves.

Le visuel

Le propos

La Petite Insomnie croise les univers de Jean Racine, de Kafka mais aussi de David Lynch, des films de kung fu et de nos propres rêves et cauchemars. Même si la musicalité de ses vers revient sans cesse tel un leitmotiv, La Petite Insomnie n’est pas une adaptation de "La Thébaïde". Elle puise dans la richesse des matériaux offerts par Racine: la haine fratricide d’Etéocle et Polynice, la genèse incestueuse, la question du même et du double, la volonté de pouvoir, le fatum pour créer un monde étrange à la fois tragique et burlesque. Ni tragédie classique, ni plongée psychanalytique dans l’inconscient, La Petite Insomnie s’apparente à la traversée d’un rêve.

L'équipe artistique

Avec :

Les partenaires

La presse

"Des collisions d’espace-temps, d’images et de sons où se mêlent différents langages, des interférences absurdes entre travail du plateau et vie quotidienne, entre personnages et comédiens, sans parler des créatures qui débarquent impromptus d’un coin caché de l’imaginaire de l’enfance ou d’autres spectacles. Entre burlesque et bizarrerie… ce spectacle est fort bien construit dans sa trajectoire chaotique et, Anne de Boissy en tête, bien servi par l’équipe des Transformateurs."
Nelly Gabriel, Lyon Figaro

"La Petite Insomnie nous propulse dans le chaos, la confusion et l’étrangeté. Une singulière invitation au voyage où se croisent et se décroisent plusieurs formes d’expression : jeu dramatique, vidéo, musique, marionnette et acrobatie."
La Scène

"Inscrit dans un univers contemporain sans dessus dessous… le vent de liberté qui souffle sur cette Petite Insomnie justifie largement qu’on la préfère au sommeil du juste."
Marielle Créac’h, Lyon Poche

"Nicolas Ramond propose une œuvre drôle, poétique, lunaire, décalée."
Pascale Clavel, 491

Les Dates

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Les Photos

Les Sons

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